La clé ultime pour gagner en autorité

Leadership

Gagner en autorité… le rêve de tout professeur, parent, manager ou dirigeant ! A une époque où être identifié comme “rebelle” passe pour une force, où l’irrespect passe pour du “caractère”, où les “droits” sont réclamés pour tout et n’importe quoi, où l’obéissance est vue comme une faiblesse ; bref, à une époque où la crise d’adolescence se prolonge en moyenne jusqu’à 30 ans, chaque personne exerçant la moindre responsabilité est condamnée à gagner son autorité de haute lutte. D’un côté, ce n’est pas que négatif : il n’est pas absurde que celui qui dirige doive gagner une légitimité personnelle, en plus de celle conférée par sa fonction. Après tout, un bon responsable doit être bon tous les jours.

De nos jours, cette quête, qui n’est de soi pas facile, est rendue encore plus difficile. Aujourd’hui, toute personne en position de diriger est par principe soupçonnée d’être un “oppresseur”. Jusque dans le langage courant, les mots “chefs”, “ordre”, et même “autorité” sont quasi entièrement bannis. L’autorité est devenue taboue, et pourtant, vieille comme le monde, elle mourra avec luicar elle demeure garante de l’ordre… et de la liberté. La question est donc : comment gagner en autorité, tout en tenant compte de la mauvaise image de cette dernière ? Rassurez-vous, il existe une arme imparable, et qui ne passera jamais de mode : l’exemple.

L’exemple légitime l’autorité

Dans notre quotidien, l’autorité est la plupart du temps liée à la fonction. Professeurs, parents, managers, dirigeants, etc, chaque responsable est légitimé par la fonction qu’il occupe, et que tout le monde lui reconnaît. Mais une fois qu’on a dit ça, si les responsables en question ne s’appuient que sur leur fonction, que leur reste-t-il ? Une légitimité très fragile, qui ne tient qu’aux moyens de leur fonction, c’est-à-dire à la carotte et au bâton. C’est bien pauvre, et cela les réduit à un rôle de “donneur d’ordre”, rien de plus.

The Office Boss GIF

A l’inverse, une autorité qui s’appuie sur l’exemple gagne un autre genre de légitimité : celle du vécu, de l’expérience. En montrant l’exemple, c’est-à-dire en effectuant d’une part son devoir propre, et en s’appliquant d’autre part ce qui est demandé à tous, le responsable se construit une autorité vraie. Que dire d’un responsable qui en fait le minimum et ne s’applique pas ce qu’il réclame à tous ? Il sabote son autorité. L’exemple se montre dans l’action ; une action accomplie devient un fait, et contre un fait, il n’y a pas de contestation possible. Un fait est une preuve. En montrant l’exemple, le responsable incarne et prouve son autorité dans les faits.

Est-elle pour autant légitimée ? Pas tout à fait, car il lui manque la reconnaissance des autres. Mais cet aspect vient naturellement, avec le temps, si le responsable accomplit jour après jour son devoir. En effet, une fois son devoir accompli, le responsable en recueille les fruits : des parents qui prennent soin de leurs enfants, un professeur qui développe ses élèves, un manager qui atteint ses objectifs en fédérant son équipe, tous créent naturellement un cadre où le bien du groupe est atteint. Le responsable en ressort grandi, son autorité est crue et validée.

L’exemple est humble, et ménage l’ego

L’exemple est silencieux (sauf évidemment s’il est lourdement commenté… mais bon, heureusement c’est peu courant). Lorsque le responsable montre l’exemple, il ne dit pas “fais ci” ou “fais ça”. Il le fait. Ce n’est ni intrusif, ni agressif. C’est un moyen fin et discret de montrer la voie, qui ne heurte personne. C’est l’une des grandes vertus du silence : alors qu’un ordre est facilement contestable, l’exemple, lui, est incontestable. Ce silence de l’exemple a un autre bénéfice : ceux qui constatent l’action de leur responsable adhèrent d’autant plus à son autorité que son influence est non intrusive.

L’exemple est respectueux. Celui qui le pratique montre aux autres ce qu’il faut faire sans établir de hiérarchie. Il se place sous la même règle que chacun, à savoir faire son devoir. Ainsi, montrer l’exemple permet de susciter le même type de comportement sans mettre en cause l’attitude des autres. C’est un moyen pédagogue et formateur. L’exemple agissant avec une force infiniment plus grande que la plus belle des plaidoiries, les membres du groupe sont beaucoup plus facilement susceptibles de le suivre. Au service de l’autorité, c‘est un outil de développement courtois et élégant.

Season 4 Starz GIF by Outlander

L’exemple est généreuxDans le cadre d’un groupe, ce qui est fait par devoir, dans les règles du groupe, est fait pour le groupe. Un parent qui va travailler, fait les courses ou apprend à son enfant comment se laver, un professeur qui détaille un cours et suscite des échanges, un manager qui est le premier à son poste, etc, font certes leur devoir, mais leur attitude exemplaire rend service au groupe tout entier. Et cela, même si tous les membres du groupe ne le voient pas ou ne veulent pas le voir, la majorité le verra. L’autorité du responsable en ressortira accrue.

L’exemple est inspirant

Il a été dit que l’exemple était un fait. Il a également été dit que l’exemple portait du fruit. Or, qu’est-ce qu’un fait qui porte du fruit ? Une démonstration. Jusque-là, pas de scoop particulier. Mais lorsque cet exemple a été vu, et que les fruits qu’il porte ont été constatés, il prend une dimension supplémentaire : pour celui qui en a été témoin, l’exemple devient ce qu’il faut faire. Objectivement. Quoi qu’il fasse ensuite, ce témoin saura toujours au fond de lui que c’est ce qu’il faut faire. Ainsi, l’exemple plante des graines chez les autres, qui n’ont plus qu’à les faire germer.

L’un des avantages des fruits que porte l’exemple est le sentiment de réussite qui lui est attaché. Comme à chaque fois que quelqu’un agit en bien, la plupart de ceux qui en sont témoin y voit un succès. Cette réussite est valorisée par les témoins, qui la désirent ensuite pour eux-mêmes, y voyant l’occasion de leur propre réussite. Ils sont tirés vers le haut, inspirés par cet exemple qu’ils veulent reproduire. Ainsi, en montrant l’exemple, non seulement le responsable d’un groupe prouve sa valeur, mais il pousse également son groupe à atteindre cette même hauteur et cette même valeur.

Autorité

Cet aspect prend une importance encore plus grande dans le cas où le témoin de l’exemple choisit de suivre l’exemple de son responsable. En effet, une fois son propre devoir accompli, il éprouve la satisfaction et l’honneur du devoir accompli, qui le valorisent. Ce sentiment de satisfaction est une récompense légitime de son action, sans rapport avec l’orgueil (sauf disproportion). Généralement, on a envie de persévérer dans cette voie, afin de revivre ce genre d’émotion. Et donc… on continue d’imiter son responsable ! Ainsi, le responsable gagne un statut de modèle : il fait autorité.

Conclusion

Que dire de plus ? Pas grand chose, sinon un encouragement : soyez des “montreurs d’exemple” ! 🙂

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Cet article a 1 commentaire

  1. Baudouin le Roux

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