Votre leadership, une affaire personnelle

Leadership, affaire personnelle

Toutes mes excuses : cela va bientôt faire un mois qu’aucun contenu n’a été publié sur ce site. J’en suis désolé, étant donné que ma résolution était d’en publier au moins un par semaine. La raison est simple : ce dernier mois, j’ai changé de travail, et ai déménagé. Et encore, le déménagement n’est pas tout à fait terminé… Est-ce une excuse suffisante ? Oui et non, je vous laisserai en juger.

Toutes mes excuses encore : je n’ai pas l’habitude de publier du contenu “daté” (c’est-à-dire faisant référence à un événement figé dans le temps), pour garder un ton le plus universel possible, afin que chacun puisse y puiser quelque chose, quel que soit son âge ou sa situation ; et c’est pourtant ce que je vais faire dans cet article. La raison ? Eh bien, la voici : ce dernier mois, j’ai changé de travail, et ai déménagé. 🙂

“Non ! Cette excuse ne peut pas marcher pour tout ! Dans le premier cas, à la limite, d’accord. Mais là, c’est un peu dur à avaler !” Pourtant, je vous assure que c’est vrai 🙂 Laissez-moi vous expliquer, il se peut d’ailleurs que ce témoignage vous soit finalement tout aussi utile.

Passage à l’acte

Dans un article précédent, nous avions identifié le moment précis qui fait de nous un leader. Pour rappel, il s’agit du moment de la décision. Extrait : celui qui prend la décision, c’est celui qui prend la responsabilité de cette décision. C’est celui qui accepte de prendre les risques liés à cette décision. Pourquoi prendre ce risque ? Tout simplement parce que la raison première de la décision, c’est de faire avancer les choses. C’est de faire progresser la situation présente, vers l’objectif à atteindre. (Si cet article vous intéresse, n’hésitez pas à cliquer ici). Une autre fois, nous avions convenu qu’il fallait que les leaders en herbe prennent leurs responsabilités, et travaillent à occuper une position propice au développement de leur leadership (il s’agit de cet article).

Mais au fait, à quoi bon donner des conseils, si on ne se les applique pas ? C’est là qu’interviennent ces fameux grands changements évoqués au début. Mon ancien poste me donnait l’occasion d’exercer quelques facultés plus ou moins liées au leadership, et j’y étais très heureux, sans être en position de diriger. C’est normal : il faut toujours commencer par apprendre. Et même en apprenant, rien ne nous dit qu’on sera automatiquement apte à diriger. D’ailleurs, ma légitimité n’avait rien d’évident. Et pourtant, il y a quelques mois, j’ai demandé à progresser sur un poste de manager, et aujourd’hui, mon entreprise a décidé de me faire confiance. Ce 1er octobre 2019 est mon premier jour.

Merci Michelin

Rendons grâce à la Providence : pour des raisons personnelles, il m’a fallu déménager, et donc changer de travail. Notez bien que le point de départ est ainsi totalement conjoncturel, sans lien avec le travail. Souvent, lorsqu’un changement sérieux survient dans notre vie, c’est l’occasion de lui associer d’autres changements. Des changements qu’on prévoyait sans trop savoir quand on les mettrait vraiment en place, et qu’on décide d’activer à cette occasion. Pour moi, ce fut l’occasion de postuler pour devenir manager.

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Bon… soyez humble, mais pas trop…

Attention, je tiens à préciser que j’étais très bien sur mon ancien poste. Le travail en lui-même, les collègues, la hiérarchie, l’environnement dont nous bénéficions : toutes les conditions étaient réunies pour pouvoir poursuivre. Evidemment, la perfection n’existe pas : mais lorsque les conditions essentielles sont réunies, pourquoi aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte ? Deux raisons principales peuvent pousser au changement : le bien de ses proches, et l’évolution personnelle. Sans rentrer dans les détails, en l’occurrence, j’étais chanceux : les deux raisons concordaient.

Encore fallait-il une réponse positive. Là, je dois avouer avoir la chance de travailler dans une entreprise spéciale, qui investit beaucoup dans la formation et l’accompagnement. Michelin est une entreprise avec des valeurs humaines très fortes, qui vous mettent en confiance. Sur mon ancien poste, pour mon nouveau poste, et pendant le passage entre les deux, j’ai été très bien conseillé, orienté et accompagné. C’est justice de le dire : on m’a programmé. Et il reste encore beaucoup de travail… L’essentiel, c’est qu’en attendant, la demande a été validée.

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Frappez, et l’on vous ouvrira

Cette phrase est tirée de la Bible. Pour être précis, la phrase complète est :

“Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira”. (Évangile selon Saint Matthieu, chapitre VII, verset 7)

Que risque-t-on, au pire, à demander ? La même chose que lorsqu’on ne demande pas : rien. Si, au départ, rien n’avait évolué en dehors du travail, je n’aurais probablement rien demandé en terme d’évolution professionnelle, et donc je n’aurais certainement rien obtenu.

Quel est l’intérêt de cette histoire ? Un premier point, très important, est le suivant : de même qu’on n’est jamais sûr d’être prêt avant de devenir père ou mère, de même, on n’est jamais sûr d’être prêt pour un changement de leadership. Bien sûr, il faut y travailler ; mais pour le reste, beaucoup d’éléments nous échappent. Les circonstances extérieures sont de bons indices, ou de bons catalyseurs, mais quoi qu’il arrive, il faut savoir oser. Vous devez faire de votre leadership une affaire personnelle. Et si cela ne fonctionne pas… ce n’est que partie remise ! 🙂

Autre point important : si vous croyez en votre chance, il y a de fortes chances que les autres y croient également. Là encore, ce n’est pas automatique. Mais ce qui est sûr, c’est que si vous ne croyez pas en vous, il sera très difficile pour les autres de croire en vous. Vous avez des faiblesses ? Tout le monde en a, même votre maman 😉 Ce qui importe, c’est ce sur quoi vous vous appuyez pour être plus fort.

L’avez-vous trouvé ? 🙂

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Cet article a 3 commentaires

  1. Baudouin le Roux

    Bon… reste à être un bon manager maintenant ! 😉

  2. Avatar

    Ma famille aussi!
    Félicitation pour cette excellente nouvelle!
    “celui qui prend la décision, c’est celui qui prend la responsabilité de cette décision” cette phrase à résonné dans ma tête d’une façon toute singulière, elle éclaire bien des décisions que j’ai eu à prendre. Je pressentais sans doute cet responsabilité, mais sans la nommer je n’avais pas conscience de ce qui me freinais.

  3. Avatar

    Beau témoignage. De quoi donner envie de se lancer dans le grand bain : celui des responsables de terrain.
    Ne jamais oublier le terrain…

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